Un sport méconnu.
Suite au commentaire posté par harry sur le billet Google Chrome à propos des pigeons voyageurs, je me permets de vous présenter en exclusivité un petit complément sur un sport injustement méconnu : la chasse au pigeon avec des disquettes.
En premier lieu, un peu d’Histoire. La chasse au pigeon en tant que telle remonte bien sûr à la nuit des temps. Nos illustres ancêtres, les homos sapiens, appelés aussi hommes de Cro-Magnon, pratiquaient déjà cette discipline à l’aide de silex taillés pesant 250 grammes, comme l’atteste cette peinture décrivant les règles du sport à l’époque (retrouvée dans une petite grotte à Eyzies-de-Tayac, réputée pour être probablement la plus ancienne pièce abritant des toilettes à siphon jamais découverte) :

Chacun remarquera que les pigeons ont bien évolué depuis et que le silex ressemble plutôt à un saucisson géant, mais bon, c’était une autre époque.
Malheureusement, la chasse au pigeon disparait totalement de l’histoire jusqu’aux écrits d’Edouard de Saint Moristannier en 1509. Cet aristocrate, comte de La Teste-de-Buch (c’est en Gironde), pratiquait comme tous les aristocrates de son époque de saines activités, comme la lecture, la musique et la chasse au marcassin à la catapulte. Il possédait également des parcs à huîtres, comme tout châtelin du bassin d’Arcachon qui se respecte. Cependant, il trouvait régulièrement des fientes d’oiseau sur ses précieuses huîtres. Excédé, que dis-je, ulcéré, il observa plusieurs jours durant ses parcs déguisé en méduse, une première à l’époque parce que c’est quand même vachement chaud à faire quand on a pas de sacs plastiques. Et c’est alors qu’il découvrit avec stupeur que c’était un pigeon qui s’amusait à déféquer sur ses mollusques ! (l’histoire prouvera qu’il s’agissait en fait d’une colonie de mouettes qui passait à 5h du matin pendant que le brave comte ronflait dans son déguisement. Personne n’a jamais compris ce que le pigeon venait faire là.) Il déclara donc la guerre à tous les pigeons de son royaume…enfin de son domaine…son lopin de terre ? Ok, son jardin. De son jardin disais-je, reconvertissant ses catapultes à marcassin. Cela remonta jusqu’au oreilles du roi Charles-Edouard XIX Le Flatulent qui déclara : “Diantre ! Ca a l’air fun.” et promulga immédiatement un décret pour le transformer en sport national.
Vous me direz : et les sexycoders dans tout ça ? Minute, papillon ! (Ou devrais-je dire pigeon ?) J’y viens.
En 2003, alors que les catapultes avaient depuis été avantageusement remplacées par des missiles sol-air à guidage thermique (règles de 1978 promulguées au Journal Officiel), un sexycoder s’ennuyait à mourir dans son appartement parisien. Non content de ne pas réussir à débugger une ligne de code qui allait révolutionner l’utilisation des pointeurs en C++ (et il cherche toujours, d’ailleurs), il était ennuyé par un pigeon qui se posait sans cesse sur le rebord de sa fenêtre en roucoulant comme le con de pigeon qu’il était. Se rapellant alors un de ses ancètres qui chassait la palombe à la raquette de ping-pong (comme l’atteste l’image ci-dessous), il saisit une disquette et décapita le malheureux volatile. La chasse au pigeon à l’aide de disquettes était née.

Cette discipline fut immédiatement un succès fulgurant, surtout dans la capitale. Les gens trouvaient soudain une nouvelle utilité à ces objets depuis l’invention de l’USB, et les autorités étaient ravies de pouvoir érradiquer ces oiseaux dont les déjections représentaient un véritable péril fécal pour la ville.
À l’heure actuelle, d’après la Fédération Française du Tir à la Disquette sur Pigeon (FFDTALDP, que vous pouvez prononcer lettre par lettre ou hefhefltkekslst si vous le dites très vite, personne ne notera la différence), ce sport comporte plus de 20000 pratiquants en France. De plus, des études menées sur le sujet montrent des courbes pas très belles faites avec Excel qui ressemblent un peu à ça :

Nos experts s’interrogent toujours sur le fait que le nombre de disquettes est en augmentation alors qu’on les casse en tuant les pigeons et que plus personne n’en fabrique de toute façon.


Ce dernier graphe n’a aucun rapport avec le sujet qui nous intéresse. Je le trouvais juste classe donc je l’ai mis.
Pour répondre à harry, je n’aurais qu’un conseil : le télégraphe est mieux, c’est beaucoup plus dur de décapiter un poteau en bois qu’un pigeon avec une disquette.
Bon réveillon !
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